L’enseignement inclusif…

La Chambre de l’enseignement supérieur inclusif du Pôle académique de Bruxelles (ChESI) a pour vocation d’être un lieu d’échange des bonnes pratiques avec les représentants des établissements membres, notamment en répondant à toutes leurs questions (savoir plus sur la ChESI du Pôle dans nos missions et services). Cette instance est également un relais d’information en diffusant des renseignements spécifiques tels que les enquêtes et les modèles de documents réalisés par la Commission de l’enseignement supérieur inclusif (CESI) de l’ARES.

1. L’enseignement inclusif, qu’est-ce que c’est ?*

L’enseignement inclusif est un enseignement qui met en œuvre des dispositifs réduisant ou supprimant les barrières aux études rencontrées par des étudiants, ceci afin de leur permettre de trouver leur place dans la société. Ces barrières peuvent être matérielles, pédagogiques, culturelles, sociales et psychologiques.

Les dispositifs doivent être non seulement intégrés à la gestion administrative et logistique des établissements, mais également à leur projet pédagogique, de sorte que l’enseignement inclusif et la participation à une société non discriminante, participative et ouverte à tous en fassent pleinement partie.

2. Qui peut en bénéficier ?*

Les bénéficiaires directs du nouveau cadre légal sont des étudiants présentant une « déficience avérée, un trouble spécifique d’apprentissage ou une maladie invalidante » qui les empêchent de participer pleinement à la vie académique.

Il peut s’agir de personnes à mobilité réduite, d’étudiants qui éprouvent des troubles sensoriels (audition ou vue par exemple), des troubles psychiques (TOC) ou des troubles de l’apprentissage tels que la dyslexie, la dysorthographie ou la dyscalculie. Ce dernier groupe de personnes constitue d’ailleurs la majorité des bénéficiaires.

3. Concrètement, quels sont les aménagements ?*

Les aménagements qualifiés de « raisonnables » dont bénéficient les étudiants sont d’ordre pédagogique, culturel, matériel ou social. Ils consistent en mesures concrètes neutralisant un environnement inadapté à la personne bénéficiaire, par exemple :

  • un temps supplémentaire accordé aux étudiants dyslexiques,
  • l’organisation de cours dans une salle située au rez-de-chaussée,
  • la prise de note ou la relecture autorisée par un accompagnateur,
  • la traduction en langue de signes ou en braille,
  • ou encore l’utilisation d’un logiciel spécifique.
4. Comment ces dispositions personnalisées sont-elles définies ?*

Lorsqu’un étudiant introduit une demande d’aménagement « raisonnable » – car c’est à lui qu’il incombe de la formuler –, ses besoins spécifiques sont analysés par le service d’accueil et d’accompagnement de l’établissement.

Un plan d’accompagnement individualisé (PAI), élément essentiel du dispositif, est élaboré de façon concertée. Une convention est établie avec un étudiant accompagnateur, dans le respect d’une charte, convention qui peut être annexée à ce plan d’accompagnement, afin de définir les devoirs et les modalités de collaboration.

Le service d’accueil et d’accompagnement des établissements doit également mener des actions d’information et de sensibilisation à destination de l’ensemble de sa communauté afin de promouvoir une politique inclusive favorisant le respect et la solidarité.

 

Journée d’études “Quel parcours d’inclusion pour quel étudiant à besoins spécifiques ?”

La première journée de réflexion organisée par la Chambre de l’enseignement supérieur inclusif du Pôle académique de Bruxelles s’est tenue le vendredi 10 février 2017 au Campus Erasme de la Haute École libre de Bruxelles, Ilya Prigogine. Environ 120 personnes y ont participé et ont témoigné de leur intérêt à continuer le travail commencé. “Quel parcours d’inclusion pour quel étudiant à besoins spécifiques ?” , en savoir plus…

 

* Source : ARES (Académie de recherche et d’enseignement supérieur)

Inscrivez-vous à notre newsletter