Dispositifs d’enseignement qui contribuent à l’amélioration de la réussite

Nous sommes parfois à la recherche d’idées pour promouvoir une pédagogie active centrée sur l’apprentissage de l’étudiant. Les technologies peuvent également inviter les enseignants à redéfinir leur manière de concevoir certaines activités d’enseignement. Dans cette page, vous allez trouver des liens vers des sites WEB qui proposent d’explorer toute une série de méthodes pédagogiques au service de l’amélioration de la réussite. Partons à la découverte de méthodes pédagogiques diversifiées avec les 36 inspirations. Savez-vous comment rendre votre cours cohérent ? Que signifie le concept d’innovation pour l’enseignement supérieur ? Les technologies peuvent-elles contribuer à améliorer les cours ?

36 inspirations

etudiants_dynamiques_fsaLe site 36 inspirations reprend des vignettes vidéos de plusieurs méthodes pédagogiques centrées sur l’apprentissage de l’étudiant en fonction de différentes disciplines enseignées.

Des enseignants témoignent de leurs pratiques.

 

Renfort de la cohérence d'un cours

modc3a8lebiggsJohn Biggs a définit la cohérence d’un cours sous l’appellation  de l’alignement pédagogique. Il s’agit pour l’enseignant d’expliciter clairement ses objectifs de cours, de mettre en place des activités permettant d’atteindre ces objectifs et d’évaluer (à terme) les étudiants en référence avec des tâches ciblées. Un « bon » dispositif d’enseignement doit être cohérent. Autrement dit, l’évaluation doit permettre de vérifier ce que doivent savoir faire les étudiants après qu’ils aient été entraînés par les activités d’enseignement.

Une vidéo en trois parties explique de manière ludique ce concept de cohérence :

 

Innovation

Denis Bédart expose le concept d’innovation pour l’enseignement supérieur. Qu’est-ce que l’innovation ? Quelles conditions favorisent l’innovation en pédagogie ? Quelles tensions l’innovation en enseignement supérieur peut-elle créer ? Autant de questions auxquelles répond dans son intervention Denis Bédard, professeur titulaire à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke au Canada et directeur du Centre d’études et de développement pour l’innovation technopédagogique (CEDIT),

Denis Berthiaume, vice recteur qualité de la HES-SO en Suisse et consultant en pédagogie universitaire a proposé une conférence  en 2014 sur « Enseigner autrement au supérieur : comment soutenir l’apprentissage et la motivation des étudiants ? » A découvrir !

 

Enseigner avec les technologies

 Technologie et  pédagogie

Au début des années 2000, Marcel Lebrun a consacré plusieurs ouvrages à l’association entre les technologies et la pédagogie. Les nouvelles technologies pour apprendre à l’université sont, dit-il, un vecteur du changement. Combinées à la pédagogie, les technologies ont un potentiel fort pour susciter et promouvoir l’innovation pédagogique. Lebrun propose d’établir une relation systémique entre les technologies et les pédagogies : pour lui, les premières ne peuvent contribuer au développement des secondes que s’il existe une volonté d’intégrer les technologies pour construire un dispositif d’enseignement centré sur l’apprentissage des étudiants.  Puentedura (2006) décrit quatre niveaux possibles d’usage des technologies. Ils sont représentés dans la figure ci-dessous et nous les expliquons par la suite.

PagesScreenSnapz001Le premier niveau, Substitution, concerne les outils d’enseignement qui remplacent en l’état d’autres outils sans changement fonctionnel. Par exemple, un syllabus papier est remplacé par un fichier PDF. Le deuxième niveau, Augmentation, concerne des outils d’enseignement qui en remplacent d’autres avec une augmentation d’utilisation. Par exemple, l’enseignant va ouvrir un forum pour augmenter l’interactivité dans son cours. Le troisième niveau, Modification, concerne l’usage des technologies qui permettent de repenser des tâches de manière significative. Par exemple, un enseignant trouve qu’un chapitre d’un cours exposé de manière traditionnelle est relativement ardu. Il peut décider de l’adapter avec l’outil « parcours pédagogique ». Au lieu de suivre le cours classique et d’écouter le professeur, l’étudiant est amené à parcourir de manière autonome une série de tâches variées : lire un passage théorique, faire des exercices d’intégration pour s’assurer de sa compréhension, comparer des illustrations, faire une synthèse de l’exposé, etc. L’enseignant offre alors un nouvel environnement pour soutenir l’apprentissage de ce passage relativement complexe. Enfin, le quatrième niveau, Redéfinition, concerne les usages où l’enseignant repense son cours et crée des nouvelles tâches qui n’étaient pas concevables antérieurement. Ce niveau est davantage décrit dans les études montrant des liens entre technologies, pédagogies et contenus disciplinaires comme celle du TPACK de Mishra et Koelher (2006). Il s’agit par exemple de pouvoir assurer une évaluation formative continue et individualisée qui n’était pas possible en classe en raison du nombre des apprenants. (Bachy, S. 2014)

Les classes inversées

Antoine Defise (2014) :

Une « flipped classroom » ou « classe inversée » est une méthode (une stratégie) pédagogique où la partie transmissive de l’enseignement (exposé, consignes, protocole,…) se fait « à distance » en préalable à une séance en présence, notamment à l’aide des technologies (ex. : vidéo en ligne du cours, lecture de documents papier, préparation d’exercice,…) et où l’apprentissage basé sur les activités et les interactions se fait « en présence » (ex. : échanges entre l’enseignant et les étudiants et entre pairs, projet de groupe, activité de laboratoire, séminaire,…). Blog de Marcel

Capsules vidéos

HaeltermanA titre d’exemple, un enseignant de l’ULB met des capsules vidéos de notions fondamentales en physique. Les étudiants sont invités à travailler préalablement les concepts théoriques nécessaires à la résolution de ces problèmes grâce à une version audiovisuelle du cours disponible sur internet.

Incrusté dans les vidéos, l’enseignant pointe des éléments qui apparaissent au fur et à mesure à l’écran. L’étudiant peut donc aborder ces nouvelles connaissances à son rythme. Si quelque chose n’est pas compris immédiatement, il a tout le loisir de faire une pause ou même de revenir en arrière. De plus, il peut visionner le cours autant de fois qu’il le désire ; ce qui constitue bien entendu une des forces de la méthode qui permet une transition souple et progressive entre les études secondaires et les études universitaires.

 

 

Le podcast

« Il s’agit d’un mode de diffusion multimédia permettantaux internautes, grâce à un abonnement à des flux RSS ou équivalents, d’automatiser le téléchargement de contenus radiophoniques, audio ou vidéo » Richard & Jézégou (2009).

Intégrer des podcasts dans son enseignement – Pourquoi et comment ?  Présentation et article

L’ULB a développé EzCast

Les MOOCs

Le mooc est une formation en ligne ouverte à tous. Ils s’étendent de plus en plus dans nos universités via les plateformes comme coursera, edX, Ocean etc.

Le Mooc est-ce une révolution ou un simple effet de mode ?  2013 Thierry Karsenti, professeur à l’université de Montréal présente sa vision des MOOC…

 

Où en sommes-nous ? Thierry Karsenti  – 2014

Nicolas Roland, chercheur à l’ULB présente : Quels enjeux – réflexions sur les interactions à distance  – 2015

Massive Open Online Courses : Anatomie, deconstruction, enjeux & visionDiaporama uise from Nicolas Roland

 

 

 

Sylviane Bachy novembre 2015